Désastre ! Vous avez dit désastre !…

Dans deux précédents articles, lors des élections présidentielles et législatives, j’ai invité les électeurs à écarter d’abord le désastre Sarkozy et à éviter ensuite le désastre Hollande.
Mon premier vœu a été exaucé mais pas le deuxième.

Éviter le désastre Hollande devait simplement consister à élire une Assemblée Nationale qui n’aurait pas été aux ordres du Président, avec une demi-cohabitation ; c’est-à-dire une Assemblée Nationale avec une majorité composite qui aurait pu aller d’une gauche plus à gauche que le PS et jusqu’au centre.

Alors qu’il est en droit d’attendre un nouveau modèle de société plus équitable, le peuple français va devoir, au contraire, supporter le désastre politique d’un poseur de rustines au service des puissants de ce monde.
Des exemples… Aggravation du chômage, progression désastreuse de la pauvreté et de l’exclusion, dans une des premières puissances de la planète dont la richesse disparaît dans les portefeuilles des banques privées et des multinationales.
Autre exemple… Le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes qui est économiquement inutile dans le contexte actuel, écologiquement malsain et humainement immoral.

Si l’on se réfère aux dernières élections législatives partielles, le socialisme français dénaturé semble préparer aimablement le terrain pour la prochaine alternance de la droite néolibérale ou de l’extrême droite.

Avenir Solidaire est toujours présent sur la scène politique avec des solutions pour remédier aux manipulations subies par le peuple français et à la détérioration des valeurs de la République.
Le programme d’Avenir Solidaire propose de transmettre le pouvoir au peuple en associant la démocratie citoyenne avec une économie de justice sociale fondée sur la coopération et le partage.

J’invite les personnes de bonne volonté et de bon sens à prendre connaissance de l’ensemble du projet d’Avenir Solidaire et pour celles qui partagent les mêmes valeurs, à rejoindre le mouvement pour le construire solidement et durablement pour changer l’ordre des choses.
Il y a urgence.

Gérard Privat
Président d’Avenir Solidaire

 

Une autre économie pour remplacer le néolibéralisme – L’état de l’Union Européenne

L’extrait vidéo est également disponible sur :
http://www.youtube.com/watch?v=FuhbNkzDEMo&feature=plcp

Je dresse ici le bilan de la situation mondiale et européenne et présente le programme du mouvement citoyen Avenir Solidaire.

Le néolibéralisme qui dirige la planète, est fondé sur l’égoïsme et la compétition pour tous au quotidien, avec des règles injustes car les dirigeants néolibéraux ont perdu tout sens moral.
La crise actuelle dans laquelle nous sommes aujourd’hui est le résultat de cette immoralité.
Avenir Solidaire fait des propositions simples pour aider à la mise en place d’un monde nouveau au service de l’homme et de la planète.
Le programme d’Avenir Solidaire est fondé sur la démocratie citoyenne pour développer la coopération et le partage.
Ce programme s’appuie sur un projet économique qui permettra de redresser rapidement la situation.

Dette

Cet article constitue la dernière partie de mes réponses au questionnaire d’ATTAC proposé aux candidats à l’élection présidentielle.
Mes réponses n’ont pas été publiées lors de la campagne.
Je vous invite également à consulter les premiers thèmes du questionnaire «  Régulation financière  », «  Financement des urgences sociales et écologiques  » 
et «  Banques  »

ATTAC La pression des agences de notation financière est l’occasion d’aggraver la remise en cause des droits sociaux (retraites, assurance-maladie, assurance-chômage, logement social …), des services publics et des politiques environnementales. Les intérêts de la dette publique représentent désormais le deuxième poste du budget de l’État, juste après l’Éducation nationale, et sera bientôt le premier. Toutes les dépenses publiques sont soumises à une pression sans précédent. Toutes, sauf le service de la dette, qui n’est l’objet d’aucun débat démocratique.
Si vous êtes élu-e, comment ferez vous, au G20, dans l’Union et en France, pour que la dette publique, au lieu de servir de prétexte aux plans d’austérité, fasse l’objet d’un réel débat démocratique ?

Gérard PRIVAT Au G20 :
- Dans un premier temps, vu l’urgence de la situation, j’indiquerai l’annulation de la dette publique française par un remboursement anticipé, après emprunt sans intérêt auprès de la Banque de France.
- Dans le même ordre d’idée, à titre d’exemple, j’annoncerai l’annulation réelle de la dette des pays pauvres contractée envers la France, au titre d’abus de pouvoir de la part des pays riches.

Dans l’Union :
- Je présenterai l’annulation anticipée de la dette publique française comme un exemple à suivre, en invitant les autres pays membres de l’Union à agir de même.
- J’inviterai les pays membres de l’Union à se libérer ainsi de la pression qu’ils subissent et à se consacrer au développement de la démocratie citoyenne.

En France :
- Dans la même période de temps :
• J’indiquerai le processus d’annulation de la dette.
• Je réactiverai la planification française qui sera un des principaux moteurs du dialogue social et du débat démocratique.

«Lorsqu’un peuple dispose de sa souveraineté monétaire, dès lors qu’il y a volonté politique, l’aspect financier devient une affaire secondaire. » (extrait de mon livre « Le partage » édité en 2002)

ATTAC En particulier, envisagez-vous :

- de demander aux services de l’État de répondre favorablement aux demandes d’information issues de la société civile concernant les origines de la dette publique et la répartition actuelle des titres entre catégories d’acteurs économiques

Gérard PRIVAT Toutes les demandes d’information légitimées par les abus commis, devront être satisfaites.
Je soutiendrai et j’encouragerai même ces demandes.

- de mettre en œuvre un processus d’audit pluraliste de la dette publique, avec la participation des services de l’État mais aussi d’experts indépendants et de citoyens, afin de déterminer si tout ou partie de cette dette est illégitime

Gérard PRIVAT Entièrement d’accord.
Et si tout ou partie de la dette devait être déclarée illégitime, je mettrais en œuvre tous les moyens disponibles pour faire rendre justice.

- de s’appuyer sur les résultats de cet audit pour examiner les modalités d’une restructuration de la dette publique qui contribue à restaurer des marges de manœuvre pour les finances publiques.

Gérard PRIVAT Cela ne sera pas forcément utile au vu des dispositions prises dans le cadre de mon programme.

* * *

Mon programme est constitué pour répondre aux enjeux actuels, en France, en Europe et dans le monde.
Il appartient aux médias et aux acteurs sociaux de m’aider à le faire connaître afin de redonner vigueur au débat électoral et espoir en l’avenir.

Banques

Cet article constitue la troisième partie de mes réponses au questionnaire d’ATTAC proposé aux candidats à l’élection présidentielle.
Mes réponses qui n’ont pas été publiées lors de la campagne
Je vous invite également à consulter les premiers thèmes du questionnaire « Régulation financière » et « Financement des urgences sociales et écologiques« 

ATTAC Les banques françaises ont perdu plus de la moitié de leur valeur en Bourse au cours des derniers mois. Le défaut de la Grèce sur sa dette publique, aujourd’hui inévitable, pourrait achever de déstabiliser le système bancaire européen. La recapitalisation des banques par les pouvoirs publics semble inéluctable. Contrairement à ce qui s’est passé en 2008, la crise bancaire qui vient doit permettre la remise à plat du rôle et du fonctionnement des banques dans notre économie et dans nos sociétés.
Si vous êtes élu-e, quelles mesures fortes défendrez-vous, au G20, dans l’Union, et lesquelles mettrez-vous en œuvre en France, pour mettre le système bancaire au service du financement de l’économie réelle, c’est-à-dire des besoins sociaux et environnementaux ?

Gérard PRIVAT Je défendrai au G20 :
- L’abandon de la mondialisation actuelle fondée sur la compétition.
- La responsabilité politique des états qui doivent impérativement diriger leur économie.

Je défendrai dans l’Union :
- L’Europe confédérale des peuples solidaires.
- La reprise en main par chaque pays de son économie.

Je mettrai en œuvre en France :
- Le renouveau du modèle français en réactivant la planification française autour des priorités sociales actuelles.
- La nationalisation des banques.
- Les besoins sociaux et environnementaux seront d’autant mieux résolus qu’ils correspondent dans mon programme à de la richesse ; et qu’ils bénéficieront de ce fait des moyens financiers appropriés.

—Ce sont les priorités sociales qui doivent orienter l’économie et non pas l’inverse.—

«La richesse correspond à l’ensemble des activités humaines qui favorisent l’harmonie sociale et l’épanouissement humain tout en préservant l’environnement.» Avenir Solidaire

ATTAC Que pensez-vous plus précisément des mesures suivantes :

- la nationalisation intégrale du capital des banques sous perfusion

Gérard PRIVAT C’est une urgence.

- la mise en place d’un contrôle social et démocratique sur les banques publiques, par leur transformation en banques coopératives d’intérêt collectif (sur le principe de la SCIC, société coopérative d’intérêt collectif), avec une participation au Conseil d’administration de représentants des salariés, des usagers, des collectivités locales, des associations environnementales…

Gérard PRIVAT Le contrôle que vous proposez sur les banques est souhaitable et sera d’autant plus facile qu’elles seront nationalisées.
Dans mon programme la forme coopérative est privilégiée.

- - l’instauration d’une politique du crédit différenciée selon les caractéristiques sociales et écologiques des projets à financer

Gérard PRIVAT J’exigerai que les crédits soient attribués sans intérêt pour tout ce qui est d’utilité publique.
Les autres financements seront strictement contrôlés et interdits dans les cas présentant de gros risques pour la société.

- - l’obligation pour les banques publiques de prendre en pension des titres de la dette publique française afin de contribuer aux investissements publics indispensables à la création d’emplois et à la transition écologique

Gérard PRIVAT Cela n’aura plus de raison d’être avec l’application de mon programme.
La dette publique de la France sera exclusivement assumée par la Banque de France.

Financement des urgences sociales et écologiques

Cet article constitue la seconde partie de mes réponses au questionnaire d’ATTAC proposé aux candidats à l’élection présidentielle.
La première partie intitulée « Régulation financière » a été publiée le 12 mars 2012

ATTAC  L’Union européenne instaure de nouveaux mécanismes juridiques (semestre européen, règle d’or, pacte euro +…) afin de contraindre les pays membres à l’austérité pour rassurer les créanciers et les agences de notation.
Si vous êtes élu-e, quelles mesures fortes défendrez-vous, au G20, dans l’Union, et lesquelles mettrez-vous en œuvre en France, pour restaurer les capacités budgétaires et d’endettement des États, afin de financer la transition écologique et les nécessaires créations d’emplois ?

Gérard PRIVAT  Je défendrai au G20 :
-       Le respect du droit des peuples et de la dignité humaine.
-       La renégociation ou la refonte des Traités internationaux qui s’opposent de fait au droit des peuples.

Je défendrai dans l’Union :
-       La dénonciation et l’abandon de l’Europe des Traités de Maastricht et de Lisbonne.
-       La création de l’Europe des peuples solidaires qui aura pour effet :

  • De créer une Europe confédérale dans laquelle chaque pays disposera de la souveraineté monétaire.
  • Cette Europe aura pour principal objectif de permettre aux peuples de s’approprier l’idée d’une Europe solidaire et démocratique.
  • Cette Europe permettra aux pays qui la composent de travailler librement sur des projets communs.
  • Cette Europe permettra aux peuples de vérifier que la coopération et le partage sont plus efficaces que la compétition pour réaliser des économies d’échelle favorables à la libération humaine.
    • Cette Europe confédérale permettra aux peuples de s’engager progressivement, à leur rythme, vers une Europe fédérale fondée sur la démocratie citoyenne, le respect mutuel et la dignité. 

Je mettrai en œuvre en France :
-       La régulation de l’émission monétaire par la Banque de France sous directives de l’État français.
-       La restauration des capacités budgétaires.
-       La possibilité pour l’État de réemprunter auprès de la Banque de France, pour rembourser la dette extérieure par anticipation.
-       La maîtrise de l’inflation qui permettra de réajuster le montant de la dette et de réduire des distorsions indécentes dans le pouvoir d’achat.

Une autre pratique que la France n’aura pas besoin d’utiliser consiste à réduire arbitrairement le montant de la dette.

Avec le système économique que je propose, la qualité environnementale est une véritable richesse. De ce fait l’argent nécessaire pourra être créé par la Banque de France afin de faciliter les financements pour l’amélioration de l’environnement.
Il en est de même pour les créations d’emploi qui ont une utilité sociale.

ATTAC  En particulier, si vous prônez la mise en place d’« eurobonds » (obligations européennes), pour mutualiser une partie des dettes souveraines dans la zone euro, comment pensez-vous rendre ces titres attractifs pour les prêteurs sans leur garantir que des politiques budgétaires restrictives seront effectivement imposées aux peuples européens sous la tutelle d’une autorité indépendante des Parlements nationaux ?

Gérard PRIVAT  La question des « eurobonds » ne se pose plus avec la souveraineté monétaire retrouvée.

ATTAC  Que pensez-vous plus précisément des mesures suivantes :

- l’arrêt du recours des États aux marchés financiers

Gérard PRIVAT C’est une mesure de salubrité publique.

- une réforme fiscale mettant fortement à contribution les catégories privilégiées et les grandes entreprises

Gérard PRIVAT  Le sens moral et le sens pratique commandent tous deux que cette mesure soit mise en pratique dans les plus brefs délais.

- la réforme de la Banque centrale européenne et des Banques centrales nationales leur assignant pour objectifs nouveaux le développement de l’emploi et la conversion écologique

Gérard PRIVAT  Cela n’aura plus de raison d’être avec mon programme puisque l’État français sera seul responsable de la Banque de France.

- la possibilité pour la BCE et les Banques centrales nationales de financer directement les États, au lieu de refinancer les banques pour qu’elles prêtent ensuite aux États à des taux bien supérieurs

Gérard PRIVAT  Cela aurait dû être le fonctionnement normal d’une Europe respectueuse des pays et des peuples qui la composent.
Mais cela n’aura plus de raison d’être avec mon programme.

Tobin or not Tobin ?


Tobin or not Tobin ? – Gérard PRIVAT -…
Monsieur Sarkozy a décidé unilatéralement, contre l’avis de ses partenaires européens, d’adopter la taxe Tobin.

Il faut savoir que l’idée de cette taxe a été lancée par James Tobin en 1972.

A cette époque là, il y a quarante ans, la taxe Tobin aurait eu une réelle utilité dans l’économie mondiale.
Cette taxe aurait pu, à cette époque là, limiter et réguler la spéculation financière qui s’annonçait, suite à l’abandon des accords internationaux de Bretton Woods en 1971.

Mais maintenant la taxe Tobin est dépassée.

Nicolas Sarkozy propose cette taxe Tobin paradoxalement car souvenons-nous qu’en arrivant au pouvoir il a fait supprimer la taxe sur les transactions boursières.
De plus, il a déjà affirmé son opposition à cette taxe de manière virulente.
Mais vu son double langage habituel, il peut très bien dire au peuple qu’il appliquera une taxe conséquente et rédhibitoire tout en rassurant en coulisses les spéculateurs qui verront la taxe compensée et donc réduite à zéro.

Par ailleurs…
La spéculation financière est maintenant poussée à l’extrême.
Elle appauvrit chaque jour davantage le monde du travail.
Elle est maintenant assimilable à du vol organisé et donc à du grand banditisme.
Taxer cette spéculation équivaut à la rendre définitivement légale.
Or, la spéculation financière internationale ne doit pas être taxée mais interdite.

Mon projet économique prévoit une régulation des monnaies.
Cette régulation se fera en concertation entre les pays, ce qui rendra inutile les spéculations.
Alors pour mémoire, ces spéculations ont débuté dans les années 70 pour garantir les changes monétaires des entreprises après l’abandon des accords de Bretton Woods.

Dans mon projet, la spéculation financière qui détruit la richesse du travail sera mise hors-la-loi.