Diviser pour régner est une pratique qui traverse les siècles.
Faire prendre des vessies pour des lanternes est la base de la manipulation.
Des indicateurs simples permettent cependant de comprendre s’il y a intention honnête ou manipulation.
Il apparaît donc, au vu de ce qui précède, que le processus actuel de mondialisation et l’Europe de l’argent son les deux principaux organisateurs de la manipulation des peuples avec pour prétexte l’efficacité économique et sociale.
Le résultat…
Les tendances populistes se multiplient avec la crainte de l’autre et le repli sur soi.
Il me faut cependant lever une ambiguïté concernant la mondialisation.
Il n’y a pas complot.
En effet, un complot est quelque chose de secret.
Or les théoriciens de la mondialisation ont clairement exprimé ce qu’ils exigeaient.
Par exemple, la mondialisation ne rejette pas entièrement la démocratie.
Le processus de mondialisation tolère la démocratie mais à la condition que la démocratie respecte les exigences de la mondialisation en matière d’efficacité sociale.
C’est-à-dire que la démocratie doit respecter la compétition institutionnalisée à l’échelle de la planète avec pour objectif la croissance et sa recherche excessive de rentabilité fondée sur un mode périmé de calcul de la richesse.
Il n’y a donc pas complot ; il y a abus de pouvoir et manipulation.
Par ailleurs…
Des délocalisations forcenées d’entreprises vers les pays à main d’œuvre bon marché, répondent pour une part, probablement modeste, à la recherche excessive de rentabilité et de compétitivité.
Des délocalisations forcenées d’entreprises répondent pour une autre part, probablement la plus importante, à l’avidité de pouvoir de la finance et des multinationales qui font pression sur les PME afin d’amplifier les craintes dans le monde du travail par l’accroissement du chômage et des emplois précaires, afin de mieux diviser pour mieux régner.
Tous les dirigeants nationaux (politiques, économiques, syndicaux…) connaissent ou devraient connaître ces manipulations.
Et au lieu d’en informer les peuples, ces dirigeants promettent en sachant qu’ils ne tiendront pas leurs promesses.